L’utilisation d’un bois en usage structurel est conditionnée à la connaissance de ses propriétés mécaniques.
Ainsi le classement structure a pour but de proposer différentes classes où les bois seront triés en lot homogènes de même résistance en vue d’optimiser leur utilisation en construction.
Pour réaliser ce classement, deux méthodes existent :
La méthode visuelle
Elle permet de définir une classe de résistance des sciages destinés à des emplois en structure de façon simple et utilisable sans appareillages spécifiques. Dans ce but, des critères visuels basés sur l’aspect du bois, le débit pratiqué, les altérations biologiques et les déformations géométriques des sciages ont été mis en correspondance avec des classes de résistance.
Trois classes visuelles ont été retenues (ST-I, ST-I ou ST-III) et définies dans la norme NF B52-001 ( 1998. Chacune de ces classes est associée à une classe de résistance.
La méthode par machine
Elle permet de produire directement les classes de résistance (C40, C35,C30,C24,et C18) en mesurant des caractéristiques mécaniques par contrôle non destructif.
La plupart des machines de classement en service à ce jour déterminent un module d’élasticité moyen en flexion 3 points sur de faibles portée.
La détermination du module d’élasticité est également possible par des méthodes autres que la flexion telles que les vibrations et les ultrasons. Il est également possible d’utiliser des techniques optiques, dans lesquelles les quatre faces du bois sont examinées simultanément par caméra vidéo. La détermination des proportions en surface des nœuds s’effectue par des techniques d’analyse d’images.
L’utilisation de la technologie des rayons X dans les machines de classement est intéressante car elle présente
l’avantage d’augmenter considérablement la vitesse de défilement des bois. Chaque information obtenue correspond à une mesure de masse surfacique qu’il est facile de traduire en masse volumique.